La myopie, quel que soit son niveau, augmente les risques d´avoir des complications oculaires à l’âge adulte. Toutes ces complications peuvent engendrer la cécité dans les cas les plus graves.

La myopie est d’origine multifactorielle. On peut regrouper les facteurs de risques en deux grandes familles : les facteurs héréditaires et les facteurs concernant l’environnement dans lequel l’enfant évolue. Si votre enfant souffre de myopie (vision éloignée floue), vous vous demandez probablement s’il y a quelque chose à faire pour ralentir sa progression afin que votre enfant n’ait pas besoin de lunettes de plus en plus fortes d’année en année.

De nombreuses études démontrent qu’il est effectivement possible de limiter la myopie en ralentissant sa progression pendant l’enfance et chez les adolescents. D’une part, en choisissant un équipement optique freinateur adapté, et d’autre part en essayant de limiter les risques environnementaux. Il s’agira principalement de conseils ergonomiques : par exemple à ne pas travailler trop près, trop longtemps, à faire des pauses visuelles, ou à privilégier les activités extérieures.

 

Comment réduire les risques environnementaux ?

Il est possibles de contrôler et limiter certains facteurs de risque, qui concernent l’environnement dans lequel l’enfant évolue :

  • Passer au minimum 90 à 120 minutes à l‘extérieur, exposés à la lumière du jour, tous les jours.
  • Modifier sa distance de fixation, ne pas travailler à moins de 30 cm.
  • Faire régulièrement des pauses visuelles lors du travail de près. Faire une pause de 20 secondes toutes les 20 minutes, au cours de laquelle on regardera en vision de loin.
  • Toujours lire ou travailler de près dans un éclairage ambiant normal (éviter de lire dans le noir ou la pénombre, c’est évidemment valable aussi pour tous les écrans et la TV)
  • Changer et alterner de tâches toutes les 30-60 minutes pour modifier régulièrement la sollicitation visuelle.
  • Essayer de limiter les activités en vision de près (hors école/travail). Cela inclut en particulier le temps consacré aux loisirs – s’assurer qu’il n’est pas principalement passé sur des appareils digitaux ou autre activités visuelles de proximité telles que la lecture ou le dessin. Durant le week-end, s’assurer d’un équilibre entre le temps passé dedans et dehors, et augmenter l’exposition à la lumière naturelle.

 

Les moyens de contrôle de la myopie

 

LES LUNETTES
Les lunettes habituelles de correction de la myopie ne contrôlent pas l’évolution de la myopie.
Aujourd’hui, il existe des verres des nouveaux verres spéciaux pour améliorer ce contrôle de la myopie. En France, deux verres existent pour le traitement de la myopie : le MiyoSmart (HOYA), et le Stellest (Essilor). 
Les résultats semblent intéressants, l’efficacité est bonne mais semble légèrement inférieure aux lentilles de nuits. Ce type d’équipement pourrait être une alternative, et/ou une solution complémentaire aux autres moyens de stabilisation de la myopie.
Quant à la sous-correction, elle est à proscrire définitivement : non seulement elle est inefficace en termes de freination, mais elle va favoriser l’évolution de la myopie. Cela implique aussi qu’il est nécessaire de suivre très régulièrement les enfants avec un myopie évolutive, afin de s’assurer qu’ils ne soient pas sous-corrigé et portent une correction juste.

 

L’ORTHOKERATOLOGIE OU LES LENTILLES DE NUIT
Cette technique consiste à faire porter aux enfants (ou aux adultes) des lentilles uniquement la nuit. Les lentilles sont retirées tous les matins au réveil, la vision est alors nette et le reste tout au long de la journée. Ce port nocturne des lentilles permet de vivre librement dans la journée sans besoin de porter une correction visuelle (ni lunettes, ni lentilles).
Il a été démontré que le remodelage qui résulte de ce port ralentit la progression de la myopie de manière très significative en même temps qu’il permet à l’enfant d’être débarrassé du port de lunettes durant la journée.
Nous disposons maintenant de lentilles de nuit avec un design spécialement conçu pour la freination de la myopie, et surtout individualisé pour chaque enfant. C’est actuellement une des techniques de première intention dans le contrôle de la myopie dans nos centres oculus.

Plus d’information au sujet des lentilles de nuit. 

 

LES LENTILLES SPECIALES A PORTER DANS LA JOURNEE
Il existe plusieurs lentilles spécialement conçues pour le contrôle de la myopie (souples, rigides, y compris des lentilles jetables) qui possèdent une puissance périphérique modifié, capable de réduire le mécanisme qui stimule la progression de la myopie.
Ces lentilles sont confortables à porter à l’instar des lentilles souples, et sont bien tolérées par les jeunes enfants. Un mythe courant veut que les enfants ne puissent pas porter des lentilles de contact. Pourtant, une vaste majorité d’enfants gère très bien la pose et le retrait de la lentille par eux-mêmes. Il est impératif que ces lentilles soient adaptées par des professionnels habilités, que le port soit suivi par des visites régulières, et que les règles d’hygiène soient respectées.

Plus d’information au sujet du port de lentilles par les enfants.

 

L’ATROPINE ET LES AUTRES ANTIMUSCARINIQUES
Les traitements à base d’atropine à faible dosage (0.01%) ont montré leur efficacité pour le contrôle de la myopie. Néanmoins certaines études indiquent une absence de contrôle de l’élongation de l’œil (longueur axiale).
Des chercheurs dans différents pays expérimentent différents dosages (0.01, 0.025 ou 0.05%) ; (tout en surveillant les effets secondaires potentiels de la médication (sensibilité à la lumière, réduction de la capacité de faire le focus en vision de près, maux de tête) ainsi que les effets rebonds lors de l’arrêt de la thérapie. L’usage de l’atropine est actuellement suggéré lorsque l’enfant ne peut pas être adapté en lentilles cornéennes. Il est également possible de combiner l’usage d’atropine et la correction en lentilles cornéennes lorsque le taux de progression demeure élevé malgré la correction portée.
Les traitements à base d’atropine à faible dosage ne sont pas encore commercialisés en France. Ils sont disponibles uniquement en préparation dans certaines pharmacies hospitalières.
Enfin, la pirenzépine, un autre antimuscarinique semble être une alternative à l’atropine pour le contrôle de la myopie. De par son effet sélectif, elle est théoriquement associée à un moindre risque d’effets secondaires. Cependant, en pratique, un trop faible nombre d’études est disponible à ce jour pour préconiser son utilisation.

 

Les solutions actuelles nous permettent de freiner les myopies de 50 à 80%. Nous stabilisons complètement l’évolution des myopies pour 20 à 30% des enfants pris en charge dans nos centres oculus. 

 

Le centre oculus propose toutes ces solutions disponibles pour la freination de la myopie.

 

Retrouvez plus d’informations sur notre site dédié à la freination de la myopie.